Témoignage patiente de Dijon, France : Lipoedema un calvaire de 7 ans
- il y a 6 jours
- 3 min de lecture
Pendant des années, j’ai eu mal en silence.
Mes jambes étaient lourdes, douloureuses, sensibles au moindre choc. Elles enflaient, changeaient, sans que je comprenne vraiment pourquoi. Je faisais attention à ce que je mangeais, j’essayais de bouger, de faire tout ce qu’on attendait de moi, mais rien n’y faisait. Plus je faisais des efforts, plus je me sentais en échec. Mon corps ne répondait plus, et je ne savais plus comment l’habiter.
Mais le plus dur n’était pas seulement la douleur.
Le plus dur, c’était le regard des autres.
Les remarques, parfois maladroites, parfois blessantes, revenaient souvent. On me disait qu’il fallait perdre du poids, faire plus de sport, faire attention, être plus disciplinée. Comme si je n’essayais pas déjà de toutes mes forces. Comme si tout cela dépendait simplement de ma volonté.
Même dans mon entourage, même dans ma famille, il y avait souvent de l’incompréhension. Mes proches voyaient mes jambes, mais ne voyaient pas la douleur. Ils voyaient l’apparence, mais pas la lourdeur, les tensions, les bleus, la souffrance du quotidien. Quand on ne vit pas cela, il est difficile d’imaginer à quel point cette maladie peut être envahissante.
Alors, peu à peu, j’ai arrêté d’expliquer. J’ai gardé pour moi cette fatigue, cette gêne et cette tristesse de ne pas être comprise. À force, j’ai fini par douter de moi-même.
À cette époque, j’habitais à Dijon. Je venais à Paris pour la journée afin de consulter le professeur Danino, dont on m’avait parlé. Il était déjà très connu à Dijon, où son nom inspirait confiance. Il venait du Canada à Paris pour traiter cette pathologie . Alors je faisais le trajet avec l’espoir, presque fragile, qu’enfin quelqu’un comprendrait ce que je vivais.
Et ce rendez-vous a marqué un tournant dans ma vie.
D'abord impressionnée par cette clinique sur les Champs-Élysées à Paris, mais pour la première fois, je me suis sentie écoutée. Vraiment écoutée. Il n’a pas seulement regardé mes jambes. Il a pris en compte mon histoire, mes douleurs, mes années d’errance, le poids du regard des autres, et cette souffrance silencieuse que je portais depuis si longtemps.
Le Dr Danino a su mettre des mots justes sur ce que je vivais. Il m’a diagnostiqué un lipœdème de stade 2.
Je me souviens encore du soulagement immense que j’ai ressenti à ce moment-là. Enfin, il y avait une explication. Enfin, ce que je ressentais était reconnu. Enfin, quelqu’un comprenait que cette douleur était réelle, qu’elle n’était ni imaginaire, ni exagérée, ni liée à un manque de volonté.
Ce jour-là, quelque chose s’est apaisé en moi.
Avec le Dr Danino, la prise en charge n’a pas été uniquement médicale. Elle a été globale, humaine, respectueuse. Il m’a proposé un véritable parcours de soins, adapté à ma situation. J’ai été accompagnée sur le plan alimentaire, avec bienveillance et sans jugement. J’ai bénéficié de drainages, qui m’ont apporté un vrai soulagement, une sensation de légèreté que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. Puis, il y a eu la lipoaspiration écho-guidée, considérée comme une étape importante d’un traitement complet.
Petit à petit, j’ai recommencé à me sentir mieux. Bien sûr, il y a eu une amélioration physique, mais pas seulement. Il y a aussi eu un mieux-être plus profond. Le fait d’être enfin comprise m’a permis de retrouver confiance, de moins culpabiliser, et de me réconcilier avec mon corps.
Aujourd’hui, quand je repense à ce parcours, je pense à la douleur, à l’errance, au regard des autres, parfois même à l’incompréhension de ceux que j’aimais. Mais je pense surtout à ce moment où, enfin, quelqu’un a su voir au-delà des apparences.
Parce que parfois, avant même de soigner, il faut comprendre.
Et cela, je ne l’oublierai jamais :Le Dr Danino m’a écoutée, m’a comprise et cela a tout changé.


Commentaires