Le pénis enfoui : une séquelle méconnue de l’obésité
- 4 juin
- 4 min de lecture
J’AI PERDU PLUS DE 50 KG GRÂCE AUX GLP-1… ET MA PÉNOPLASTIE A CHANGÉ MA VIE
Une transformation spectaculaire grâce aux GLP-1
Pendant des années, j’ai vécu avec l’obésité. J’ai essayé plusieurs régimes, j’ai perdu du poids, puis j’en reprenais. Je me sentais prisonnier d’un cercle sans fin.
Lorsque mon médecin m’a proposé un traitement par GLP-1, j’étais sceptique. Comme beaucoup, j’avais entendu parler de l’Ozempic®, puis du Wegovy® et d’autres traitements de la même famille. Je ne m’attendais pas à un miracle.
Pourtant, en moins de six mois, ma vie a commencé à changer.
Mon appétit a diminué progressivement. Les compulsions alimentaires ont disparu. Je me suis remis à marcher, puis à faire un peu d’exercice. Les kilos ont commencé à s’envoler.
Au total, j’ai perdu plus de 50 kg.
Pour la première fois depuis longtemps, je retrouvais une silhouette que je ne reconnaissais plus.
Je pensais alors que tous mes problèmes étaient derrière moi.
J’avais tort.
Le pénis enfoui : une séquelle méconnue de l’obésité
Malgré cette perte de poids spectaculaire, un problème continuait de nuire profondément à ma qualité de vie.
Mon pénis demeurait partiellement enfoui dans les tissus sus-pubiens.
Je ne connaissais même pas l’existence de cette condition. Je pensais être le seul à vivre cela.
Avec l’obésité, la graisse située au-dessus du pubis avait progressivement recouvert la base du pénis.
Même après la perte de poids, les tissus restaient relâchés et l’organe demeurait en partie caché.
Sur le plan physique, cela entraînait :
● des difficultés d’hygiène ;
● une gêne lors des relations sexuelles ;
● une perte de confiance en moi ;
● un sentiment permanent de honte.
Mais le plus difficile était probablement l’impact psychologique.
Pendant près de six ans, je n’ai pratiquement plus allumé la lumière dans ma chambre à coucher.
Je trouvais toujours une excuse.
Je me cachais.
Je refusais parfois l’intimité par peur du regard de ma partenaire.
Même après avoir perdu plus de 50 kg, je continuais à me voir comme l’homme obèse que j’avais été.
La consultation avec le Dr Michel-Alain Danino
C’est en recherchant des informations sur le pénis enfoui que j’ai découvert les travaux du Dr Michel-Alain Danino, professeur titulaire de chirurgie plastique à l’Université de Montréal.
J’ai appris qu’il avait participé à plusieurs études anatomiques et cliniques sur le système suspenseur du pénis et sur la chirurgie du pénis enfoui.
Lors de notre première consultation, j’ai été surpris.
Pour la première fois, quelqu’un m’expliquait que mon problème n’était ni rare ni imaginaire.
Le Dr Danino m’a expliqué que :
● mon pénis était anatomiquement normal ;
● une partie importante de celui-ci était cachée ;
● la perte de poids avait amélioré la situation, mais n’avait pas corrigé les séquelles anatomiques laissées par des années d’obésité.
Pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu l’impression qu’une solution existait.
Pourquoi envisager une pénoplastie ?
La plupart des gens pensent que la pénoplastie est uniquement une chirurgie esthétique.
Dans mon cas, ce n’était pas la motivation principale.
Je voulais retrouver :
● une anatomie fonctionnelle ;
● une meilleure confiance en moi ;
● une vie intime normale.
Le Dr Danino m’a expliqué que l’intervention consistait à traiter plusieurs éléments :
● la région sus-pubienne ;
● les structures ligamentaires non stabilisatrices ;
● les tissus responsables de l’enfouissement du pénis ;
● l’équilibre esthétique global.
L’objectif n’était pas de créer un pénis artificiellement plus grand.
L’objectif était de révéler ce qui était caché.
La chirurgie
Le jour de l’intervention, j’étais à la fois impatient et anxieux.
Comme toute chirurgie, il existait des risques.
L’intervention comprenait :
● une réduction des tissus sus-pubiens ;
● une libération partielle des structures responsables de l’enfouissement ;
● une amélioration du contour pénien.
La chirurgie s’est déroulée sans complication.
Le plus difficile allait toutefois venir ensuite.
Les premières semaines : la réalité du post-opératoire
Je pense qu’il est important d’être honnête.
Les premiers jours n’ont pas été faciles.
Il y avait :
● de l’œdème ;
● des ecchymoses ;
● une sensibilité importante ;
● Une impression de tension.
● Un prépuce très œdématieux avec un jet d’urine irrégulier
Pendant plusieurs semaines, le prépuce était difficile à rétracter.
Je me suis parfois demandé si j’avais pris la bonne décision.
Le Dr Danino et son équipe m’avaient prévenu que la récupération nécessitait de la patience.
Avec le recul, ils avaient raison.
Le changement progressif
Vers la sixième semaine, les choses ont commencé à évoluer.
L’œdème diminuait.
Les tissus devenaient plus souples.
Je commençais à voir apparaître le résultat final.
Mais surtout, je commençais à me sentir différent.
Je retrouvais progressivement confiance en moi.
Je n’évitais plus mon reflet dans le miroir.
Je recommençais à me sentir à l’aise avec mon corps.
Une transformation bien au-delà de l’aspect physique
Lorsque l’on parle de pénoplastie, beaucoup imaginent uniquement une question de taille.
Pour moi, le véritable changement a été ailleurs.
Cette chirurgie a changé ma dynamique personnelle et conjugale.
Pour la première fois depuis des années :
● Je n’avais plus peur du regard de ma partenaire ;
● Je ne cherchais plus à cacher mon corps ;
● je pouvais retrouver de la spontanéité dans l’intimité.
Un soir, sans même y penser, j’ai allumé la lumière dans la chambre.
Cela peut sembler anodin.
Pour moi, c’était un symbole immense.
Six ans plus tôt, cela m’aurait été impossible.
Les GLP-1 ont changé mon poids. La chirurgie a changé ma qualité de vie.
Les traitements comme l’Ozempic® et d’autres agonistes du GLP-1 ont transformé ma santé.
Ils m’ont permis de perdre plus de 50 kg et de reprendre le contrôle de ma vie.
Mais ils ne pouvaient pas corriger toutes les conséquences anatomiques de l’obésité.
La chirurgie est venue compléter cette transformation.
Aujourd’hui, je me sens enfin en accord avec le corps que j’ai reconstruit.
Mon message à ceux qui vivent la même situation
Si vous souffrez d’un pénis enfoui après une perte de poids importante, sachez que vous n’êtes pas seul.
Ce problème est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit.
La honte empêche souvent les hommes d’en parler.
Pourtant, des solutions existent.
La première étape est d’en discuter avec un chirurgien expérimenté qui connaît réellement cette pathologie.
Pour moi, franchir cette étape a changé bien plus que mon apparence.
Cela a changé ma confiance, mon intimité et ma qualité de vie.


Commentaires